Craignez-vous de passer à côté de l’âme véritable du Pays Basque en vous perdant dans les pièges à touristes habituels ou en manquant de temps ? Cet itinéraire minutieux pour visiter Bilbao 3 jours transforme cette incertitude en une aventure fluide, orchestrant une rencontre parfaite entre l’avant-garde architecturale du Guggenheim et la tradition séculaire des bars à pintxos du Casco Viejo. Préparez-vous à déjouer les files d’attente et à maîtriser les secrets locaux, du meilleur spot pour le coucher de soleil aux astuces méconnues pour savourer la haute gastronomie sans faire exploser votre budget.
- Préparer son escapade à Bilbao : les clés d’un séjour réussi
- Jour 1 (matin) : le choc Guggenheim et la nouvelle Bilbao
- Jour 1 (après-midi et soirée) : prendre de la hauteur et goûter les premiers pintxos
- Jour 2 (matin) : plongée dans le cœur historique, le Casco Viejo
- Jour 2 (après-midi) : marché, culture et détente au bord de la Ría
- Jour 3 : excursion sur la côte, entre pont suspendu et port de pêche
- La gastronomie basque : bien plus que des pintxos
- Bilbao, le récit d’une transformation réussie
Préparer son escapade à Bilbao : les clés d’un séjour réussi
Oubliez la voiture. Bilbao est une ville à taille humaine qui se dompte majoritairement à pied. C’est le seul moyen de saisir le pouls de la cité, en flânant le long de la Ría, trait d’union évident entre les ruelles du Casco Viejo et le titanesque Guggenheim.
Pour les jambes fatiguées ou pour viser la côte le troisième jour, le métro signé Norman Foster est un bijou d’efficacité. Le tramway vert d’Euskotren, lui, reste une option pratique pour longer le fleuve sans effort.
Une règle d’or : achetez la carte de transport Barik dès votre arrivée. C’est l’option la plus rentable, bien moins onéreuse que d’accumuler les tickets à l’unité.
Quel budget prévoir pour un week-end de 3 jours ?
Bonne nouvelle : Bilbao ne vous saignera pas comme Londres ou Paris. C’est une destination encore accessible, même si l’addition finale dépendra — comme toujours — de votre soif de confort et de txakoli.
Soyons clairs, votre plus gros poste de dépense sera l’assiette, surtout si vous cédez aux tentantes tournées de pintxos. Voici à quoi vous attendre :
| Poste de dépense | Budget estimé par jour |
|---|---|
| Repas (Pintxos midi/soir) | ~30-40 € |
| Visites (musées, funiculaire) | ~20-25 € |
| Transports (carte Barik) | ~5 € |
| Extras (verre, café) | ~10 € |
| Total journalier estimé | ~65-80 € |
Ce budget permet de visiter Bilbao en 3 jours confortablement sans compter chaque centime. Dîner aux pintxos reste une astuce économique et conviviale redoutable. C’est d’ailleurs ce qui en fait l’un des city trips incontournables en Europe pour les épicuriens malins.
La Bilbao Bizkaia Card : un vrai bon plan ou pas ?
Sur le papier, la Bilbao Bizkaia Card vend du rêve : transports illimités et accès à la plupart des musées pour 20 € les 72 heures. Une offre alléchante pour simplifier la logistique.
Mais attention au piège de la facilité. À moins de courir d’un musée à l’autre sans respirer, ce n’est pas toujours le meilleur calcul pour un itinéraire équilibré où l’on prend le temps de vivre.
Faites vos comptes avant de craquer. Souvent, payer vos entrées au coup par coup et utiliser une carte Barik revient nettement moins cher. Ne jetez pas votre argent par les fenêtres.
Jour 1 (matin) : le choc Guggenheim et la nouvelle Bilbao
Fini la théorie, on passe à la pratique. Cette première matinée attaque directement par le symbole absolu de la renaissance basque, histoire de marquer le coup dès votre arrivée.
Le musée Guggenheim : bien plus qu’un musée
On commence par une claque visuelle immédiate. Le bâtiment de Frank Gehry ne se contente pas d’exister, il ondule avec ses courbes de titane imprévisibles. C’est une œuvre d’art brute qui change de teinte selon l’humeur du ciel. C’est le point de départ obligé pour comprendre la ville.
Dehors, deux gardiens veillent sur l’entrée. Le Puppy de Jeff Koons, ce terrier floral géant, contraste brutalement avec l’araignée Maman de Louise Bourgeois. Ces sculptures extérieures sont devenues aussi célèbres.
À l’intérieur, l’atrium vertigineux vous happe, tout comme les labyrinthes d’acier de Richard Serra. Un conseil d’ami : réservez votre billet en ligne pour esquiver la file d’attente souvent interminable.

Explorer les alentours immédiats du musée
Une fois sorti, longez la Ría sur la promenade de l’Abandoibarra. C’est l’endroit idéal pour digérer ce choc architectural. Le musée révèle de nouvelles facettes surprenantes à chaque pas le long du fleuve.
Vous tomberez nez à nez avec le pont Zubizuri de Santiago Calatrava. Son design évoque un voilier tendu au-dessus de l’eau, malgré la polémique initiale sur son sol en verre glissant. C’est un autre symbole fort de la Bilbao moderne.
Regardez aussi le pont de La Salve, littéralement avalé par le musée. Une fusion parfaite entre l’ancienne infrastructure routière et l’audace contemporaine.
Le quartier d’Abandoibarra : le visage de la transformation
Difficile de croire qu’Abandoibarra était une friche industrielle portuaire en ruine. C’est aujourd’hui l’épicentre du « miracle de Bilbao », orchestré par des architectes de classe mondiale. Le quartier a été totalement repensé pour effacer la grisaille du passé.
Levez les yeux vers la Tour Iberdrola de César Pelli qui domine la skyline. Juste à côté, la bibliothèque de l’université de Deusto signée Rafael Moneo impose son style.
Cette zone prouve que Bilbao a réussi sa reconversion post-industrielle. La ville est passée de la production d’acier à l’exportation d’art.
Jour 1 (après-midi et soirée) : prendre de la hauteur et goûter les premiers pintxos
La matinée était consacrée à la modernité au niveau du sol. L’après-midi, on change de perspective en prenant de la hauteur, avant de s’attaquer à un pilier de la culture locale : la gastronomie.
Le funiculaire d’Artxanda pour une vue à couper le souffle
Oubliez les points de vue classiques, le funiculaire d’Artxanda est le seul qui compte vraiment. En trois minutes chrono, ce vieux train de 1915 vous propulse au sommet pour offrir le meilleur panorama sur Bilbao, englobant le Guggenheim, la Ría et les montagnes environnantes.
Montez-y en fin d’après-midi, quand la lumière dorée frappe les toits. C’est le moment précis où l’on saisit la géographie de cette cité, littéralement coincée entre des collines verdoyantes, ce que 90 % des visiteurs ne remarquent pas d’en bas.
C’est le spot photo imbattable et un vrai bol d’air frais loin du tumulte urbain en contrebas.
L’Azkuna Zentroa : l’art dans un ancien entrepôt à vin
De retour en ville, filez voir cet ancien entrepôt à vin monumental, métamorphosé par le designer Philippe Starck. L’entrée est libre et franchement, l’architecture intérieure vaut le détour à elle seule, bien plus que certains musées payants.
Levez les yeux vers les 43 colonnes de l’atrium signées Lorenzo Baraldi. Aucune n’est identique : elles soutiennent les trois bâtiments de brique rouge avec une créativité brute qui force le respect.
Le détail qui tue ? La piscine suspendue au plafond transparent. On voit littéralement les nageurs évoluer au-dessus de nos têtes depuis le rez-de-chaussée.
Le rituel du soir : la première tournée de pintxos
Attention, le pintxo (prononcez « pin-tcho ») n’est pas une simple tapa. C’est de la haute gastronomie en miniature, souvent piquée sur du pain, et une véritable institution sociale ici que vous ne pouvez pas ignorer.
Voici la règle d’or : entrez, pointez un ou deux pintxos au comptoir, commandez un « zurito » ou un Txakoli, payez, et partez. On ne reste pas au même endroit, le but est de bouger de bar en bar pour vivre le « poteo ».
Pour ce soir, évitez les pièges à touristes et visez les rues autour de l’Azkuna Zentroa ou le quartier d’Indautxu, où les locaux se pressent après le travail.
Jour 2 (matin) : plongée dans le cœur historique, le Casco Viejo
Après le choc esthétique de la veille, changement radical de décor. Oubliez le titane ; ici, on touche à la pierre brute et à l’âme originelle de la cité.
Se perdre dans les Siete Calles, l’âme de la vieille ville
Le Casco Viejo n’est pas une simple zone touristique, c’est le noyau médiéval dur de Bilbao. Imaginez un dédale de rues piétonnes étroites, saturé de boutiques indépendantes et d’une atmosphère électrique, à des années-lumière du quartier moderne. C’est ici que la ville a commencé.
Son cœur bat littéralement dans les « Siete Calles », les sept artères historiques qui structurent ce labyrinthe depuis le XVe siècle. La seule stratégie valable ici consiste à ranger votre téléphone pour vous y égarer volontairement.
- Somera (« la supérieure »)
- Artecalle (« la rue du milieu »)
- Tendería (« la rue des merciers »)
- Belosticalle
- Carnicería Vieja (« la vieille boucherie »)
- Barrencalle
- Barrencalle Barrena
La Plaza Nueva, l’épicentre convivial du Casco Viejo
Au détour d’une ruelle sombre, la Plaza Nueva éclate soudainement avec sa grandeur néoclassique. C’est une enceinte rectangulaire, totalement fermée et bordée de soixante-quatre arches, qui agit comme le véritable salon des Bilbaínos. On s’y retrouve, on y parle fort, on y vit.
Regardez bien sous les arcades : elles dissimulent une concentration indécente des meilleurs bars à pintxos de la ville. C’est l’endroit que je recommande systématiquement pour une pause gourmande salée dès 11h, à la manière locale.
Si votre visite tombe un dimanche matin, vous verrez la place changer de visage. Elle accueille un marché aux puces pour collectionneurs, ajoutant une couche d’authenticité fascinante à ce décor de pierre.
Les monuments emblématiques : cathédrale de Santiago et théâtre Arriaga
La Cathédrale de Santiago surprend par sa discrétion, presque étouffée par la densité urbaine environnante. Cet édifice gothique abrite un petit cloître silencieux, rappelant son rôle majeur d’étape pour les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
À l’opposé, le Théâtre Arriaga garde l’entrée du vieux quartier avec une opulence assumée. Son architecture néo-baroque, clairement inspirée de l’Opéra Garnier parisien, contraste violemment avec la sobriété des rues médiévales voisines.
Ce choc visuel entre la rigueur gothique et le faste bourgeois résume parfaitement l’expérience de visiter Bilbao 3 jours. C’est une ville de contrastes permanents qui ne laisse personne indifférent.
Jour 2 (après-midi) : marché, culture et détente au bord de la Ría
Le Mercado de la Ribera : un temple de la gastronomie
Si vous avez prévu de visiter Bilbao en 3 jours, le Mercado de la Ribera est une étape non négociable. C’est officiellement le plus grand marché couvert d’Europe, rien que ça. Ce colosse Art déco trône fièrement au bord de la Ría. Une architecture qui impose le respect dès l’arrivée.
À l’intérieur, l’ambiance frappe fort : des étals colorés de poissons, viandes, fromages et légumes s’alignent. C’est le véritable ventre de Bilbao qui s’offre à vous. Un spectacle brut pour les yeux et les narines.
Ne partez pas sans tester le « gastro-bar » du rez-de-chaussée. Plusieurs stands y servent des pintxos frais, assemblés minute avec les produits du marché. C’est franchement l’option idéale pour un déjeuner local.

Le musée des Beaux-Arts, l’autre grand musée de Bilbao
Oubliez le titane un instant pour le Musée des Beaux-Arts, le complément parfait au Guggenheim. Il offre un panorama complet de l’art, du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Une richesse incroyable se cache souvent derrière ces murs discrets.
Sa collection met en lumière des artistes espagnols et basques majeurs comme Goya, El Greco, Zuloaga ou Chillida. C’est une immersion directe dans l’histoire de l’art classique. Vous comprenez ici les racines de la créativité locale.
Cette visite est indispensable pour ceux qui veulent comprendre que la scène artistique de Bilbao ne se résume pas au Guggenheim.
Flânerie le long du fleuve Nervión, d’un pont à l’autre
Pour digérer, marchez le long de la Ría del Nervión, la véritable colonne vertébrale de la ville. C’est le moyen le plus efficace pour relier les différents quartiers visités. L’air y est plus frais au bord de l’eau.
Partez du pont de l’Ayuntamiento et remontez tranquillement le courant. Observez les façades colorées des anciens immeubles qui font face aux bâtiments modernes de l’autre rive. Le contraste architectural est saisissant.
Cette promenade symbolise parfaitement la dualité de Bilbao. Le passé industriel et le présent cohabitent.
Jour 3 : excursion sur la côte, entre pont suspendu et port de pêche
Après deux jours à arpenter le bitume, l’overdose urbaine guette parfois. Ce troisième jour, on prend le large. C’est le twist nécessaire pour visiter Bilbao en 3 jours sans avoir l’impression d’être resté enfermé en ville.
Le pont de Biscaye, un géant de fer classé à l’UNESCO
Ce n’est pas juste un ouvrage métallique, c’est le Pont de Biscaye. Une prouesse d’ingénierie brute de 1893, signée Alberto de Palacio, qui a marqué l’histoire comme le premier pont transbordeur du monde. Il est logiquement classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le système est ingénieux : une nacelle suspendue glisse au-dessus du Nervion, avalant voitures et piétons pour relier Portugalete à Getxo sans gêner les navires. La traversée dure à peine une minute, mais l’expérience reste unique.
Pourtant, le vrai spectacle se passe là-haut. Je vous conseille de monter sur la passerelle piétonne à 45 mètres de haut. La vue plongeante sur l’embouchure de la Ría et l’océan est tout simplement imbattable.
Getxo : villas bourgeoises, falaises et vieux port
Une fois la rive de Getxo atteinte, l’ambiance change radicalement. La promenade qui longe la plage d’Ereaga étale ses somptueuses villas, témoins de l’opulence de la bourgeoisie industrielle basque à la Belle Époque.
Laissez l’architecture derrière vous et mettez le cap sur le Vieux Port d’Algorta. C’est un dédale pittoresque de maisons de pêcheurs blanchies à la chaux et de ruelles escarpées qui semblent figées dans le temps.
C’est l’endroit exact où il faut s’arrêter. Attablez-vous pour des sardines grillées ou un verre face aux bateaux. L’atmosphère y est authentique et dépaysante, loin des circuits touristiques aseptisés.
Comment organiser cette escapade côtière ?
Bonne nouvelle, cette virée est facile à organiser sans voiture. Le métro est votre meilleur allié : visez la Ligne 2 pour Portugalete et la Ligne 1 pour le retour depuis Getxo. Comptez environ 25 minutes de trajet.
Pour optimiser le temps, suivez la logique : filez à Portugalete, traversez le pont, puis profitez de Getxo avant de rentrer.
Voici l’ordre de marche idéal :
- Prendre le métro jusqu’à Portugalete.
- Visiter le Pont de Biscaye (traversée en nacelle et/ou passerelle).
- Explorer le Vieux Port d’Algorta.
- Revenir à Bilbao en métro depuis la station Algorta ou Bidezabal.

La gastronomie basque : bien plus que des pintxos
Beaucoup de voyageurs font l’erreur de limiter leur expérience culinaire aux comptoirs des bars, passant à côté de la véritable richesse des tables locales.
Les « asadores » : le culte de la braise et du produit
Un « asador » n’est pas un simple restaurant de grillades, c’est une institution dédiée à la maîtrise du feu de bois. Ici, pas de chichi, tout repose sur une qualité de produit brute et exceptionnelle, sublimée par la fumée.
Deux stars dominent la carte : la « txuleta », cette côte de bœuf maturée au goût intense, et les poissons entiers comme le turbot ou la daurade, saisis vifs sur la grille.
Bloquez impérativement une soirée pour cette expérience. C’est un vrai repas assis qui tranche avec le vagabondage des pintxos.
Les plats typiques à commander absolument en restaurant
Au-delà des flammes, la cuisine basque possède un répertoire de mijotés et de sauces qui définissent son identité profonde.
Voici les piliers de la gastronomie locale à tester sans hésiter :
- Bacalao al pil-pil : de la morue montée dans une émulsion d’huile d’olive et d’ail.
- Marmitako : le ragoût de thon et pommes de terre, rustique et savoureux.
- Txipirones en su tinta : des petits calamars servis dans leur propre encre noire.
- Merluza en salsa verde : du merlu nappé d’une sauce verte aux palourdes et persil.
Une astuce pour votre budget : traquez le « menú del día » le midi dans le Casco Viejo. C’est la meilleure stratégie pour visiter Bilbao en 3 jours en goûtant ces monuments culinaires à prix réduit.
Boire local : du txakoli au kalimotxo
Le Txakoli est le vin blanc qui coule à flots ici. Jeune, légèrement perlant et acide, on le sert en « cassant » le jet de haut pour libérer ses arômes. C’est le compagnon idéal des produits de la mer.
Testez aussi le cidre basque (sagardoa), bien plus sec et rustique que son cousin normand. Dans les « sidrerías », on se sert directement au tonneau, une tradition sociale forte.
Enfin, ne jugez pas avant d’avoir goûté le Kalimotxo. Ce mélange 50/50 de vin rouge et de cola reste l’emblème des fêtes locales et de la jeunesse basque.
Bilbao, le récit d’une transformation réussie
Nous avons parcouru les rues et goûté aux pintxos, mais pour vraiment saisir l’âme de cette ville, il faut comprendre d’où elle revient. Ce n’est pas juste une jolie façade ; c’est une résurrection.
Le « miracle de Bilbao » : de l’acier à l’art
Dans les années 80, Bilbao n’avait rien de la carte postale actuelle. C’était une ville industrielle grise, étouffée par la pollution et frappée par une crise économique brutale. Avec un taux de chômage frôlant les 25 %, l’avenir semblait, pour être honnête, sans issue.
C’est là qu’intervient ce qu’on appelle le « miracle de Bilbao » ou l' »effet Guggenheim ». L’idée était audacieuse : utiliser la culture et une architecture radicale comme levier pour une régénération urbaine totale.
Pourtant, beaucoup ignorent que le Guggenheim n’était que la partie émergée de l’iceberg. Le vrai tour de force incluait le métro de Norman Foster, l’assainissement vital de la Ría et la reconquête des espaces publics.
Les traces du passé industriel encore visibles
La ville n’a pas cherché à effacer ses cicatrices ; elle les a sublimées. Le Musée Maritime (Itsasmuseum), installé directement sur les anciens chantiers navals d’Euskalduna, prouve que l’on peut marier mémoire ouvrière et modernité.
Regardez le long des quais. La grue Carola, impossible à rater avec sa couleur rouge vif, reste debout. Autrefois outil de travail, elle est devenue un symbole intouchable de ce patrimoine industriel.
C’est cette capacité à honorer son histoire, sans la renier tout en regardant vers demain, qui donne à Bilbao cette épaisseur si particulière.
Pourquoi Bilbao est une destination à part en Europe
Ce qui rend cette ville unique, ce n’est pas seulement un musée en titane. Visiter Bilbao en 3 jours, c’est découvrir une ville qui a une histoire forte à raconter, celle d’une métamorphose que personne n’avait vue venir.
Vous y trouverez un mélange détonnant : une identité basque fière, une gastronomie qui rendrait jaloux n’importe quelle capitale, et une audace architecturale omniprésente. C’est une combinaison rare.
Si cette résilience urbaine vous parle, elle constitue une excellente introduction à la diversité du continent pour ceux qui explorent d’autres destinations en Europe.
Bilbao a réussi sa métamorphose spectaculaire. Entre l’architecture audacieuse du Guggenheim, le charme authentique du Casco Viejo et la richesse de la gastronomie basque, ce séjour de trois jours promet d’être inoubliable. Cette destination unique en Europe vous attend pour une expérience alliant culture, histoire et saveurs exceptionnelles.

